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Savoir gérer ses stocks et sa trésorerie

5 mars 2021

Gérer son stock

Gérer un Bricomarché demande une attention toute particulière à la gestion des stocks.

Francis Beauvallet a eu plusieurs vies avant de rejoindre le Groupement Les Mousquetaires. Informaticien, il élaborait des logiciels de gestion pour différents grossistes en produits pharmaceutiques. En 2011, il reprend le Bricomarché de Châteaudun (28) après avoir vu un ami sauter le pas quelques années auparavant. Un point de vente qu’il a revendu l’année dernière sans raccrocher pour autant avec le Groupement. Aujourd’hui retraité, il continue à accompagner les futurs chefs d’entreprise Mousquetaires.

Quelles sont les particularités de gestion d’un Bricomarché ?

Dans un Bricomarché, c’est la gestion des stocks qui est sensible. Le stock moyen est de 25% du chiffre d’affaires TTC. Il peut varier de trois à six mois de chiffre d’affaires selon la saisonnalité et les livraisons des promotions. Dans mon point de vente, le printemps était, avec l’été, la période qui fonctionnait le mieux mais cela varie beaucoup en fonction du lieu d’installation. Il faut prévoir ces variations de stocks et faire attention à deux choses : la place disponible car il est difficile de pousser les murs de nos points de vente et les conséquences sur la trésorerie qui peuvent être désastreuses.



Commençons par la place disponible, que faites-vous, justement, des objets qui à la fin de l’été, n’ont pas été vendus ?

On les range ! L’avantage du secteur du bricolage, c’est que la marchandise, même saisonnière, ne se démode, en général, pas. Si une année, j’achète trop de ventilateurs, je pourrais sûrement les vendre l’été d’après. Évidemment, ce n’est pas le cas pour certains produits comme le mobilier de jardin par exemple. Dans ce cas, nous n’avons pas d’autres choix que de baisser les prix et ça, c’est aussi moins de marge pour notre point de vente.



Vous n’avez jamais été dépassé par ces stocks ?

Dépassé non. Mais, lorsque j’ai repris le point de vente, nous avons identifié un axe de progression en ayant plus de stock et en élargissant légèrement la gamme, toujours à l’écoute du besoin des clients. Mathématiquement, il y avait aussi plus de produits en réserve. Celle-ci étant sous-dimensionnée pour la taille du point de vente, je n’avais plus de place. J’ai alors décidé de louer un local à proximité. Au final, ça n’était pas une mauvaise affaire puisqu’agrandir ma capacité de stockage me permettait aussi d’acheter davantage en gros et donc de bénéficier de prix plus bas. Ce que je perdais en trésorerie, je le gagnais en marge et, dans le même temps, j’augmentais le taux de satisfaction de mes clients, ce qui me permettait de les fidéliser !



Vous avez fait d’une situation qui aurait pu être périlleuse, une force ?

Exactement ! Dans ce métier, on n’a pas le choix. Entre l’approvisionnement, les salariés, les locaux, le chiffre d’affaires… il faut sans cesse trouver des solutions. J’ai toujours adoré ce challenge.



Passons à la trésorerie : disposez-vous d’outils pour faire face à ces amplitudes de stocks et donc de chiffre d’affaires ?

Oui bien sûr et heureusement car le suivi doit être très précis. Nous avons un logiciel de comptabilité (GADM) qu’il est fondamental de bien tenir à jour. Certains de mes collègues utilisent la partie trésorerie de ce logiciel. Le Groupement Les Mousquetaires a aussi mis au point un formidable outil à destination des adhérents pour leur faciliter la vie. Il s’agit d’un tableau Excel qui nous permet de faire un prévisionnel sur plusieurs années : un business plan. Chiffre d’affaire, marge, frais fixes, impôts, trésorerie, tout y est ! Quand j’ai vu cela la première fois, j’ai été impressionné. Beaucoup d’adhérents s’inspirent de ce tableau pour créer leur propre suivi de trésorerie.



C’est votre cas ?

Oui ! J’ai créé mon propre tableau de trésorerie. Je le tenais à la semaine. Et lorsque je débutais une nouvelle année, il était quasi fait jusqu’au 31 décembre en reprenant toutes les données de l’année précédente. Je l’utilisais aussi pour simuler de possibles variations comme l’accroissement de la masse salariale par exemple ou l’évolution de chiffre d’affaires et par conséquent des achats de marchandise. Et lorsque je recevais une facture qui représente une très grosse dépense pour le point de vente (le loyer par exemple), elle était déjà prise en compte dans ma trésorerie. Je n’avais plus qu’à ajuster le montant.



Qu’est-ce que vous conseilleriez à un adhérent qui débute ?

Suivre sa trésorerie le plus précisément et donc le plus souvent possible. Personnellement, je la mettais à jour à chaque traitement de courrier reçu ou opérations de trésorerie (virements par exemple). Si l’adhérent est attentif, il n’y a pas de raison qu’il se retrouve en difficulté. C’est ce que je répète aujourd’hui aux futurs et aux jeunes chefs d’entreprise Mousquetaires que j’accompagne !

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